mercredi 24 juin 2015

Ah, mon bon monsieur !

En quelques années, cette faute s'est répandue à vitesse grand V.
Mr ou M.
Un « Mr » très importun s'est incrusté sur la plupart de vos chéquiers.

Moi je vous le dis : « Tout fout le camp ! » Un « Mr » (un « Mr » très importun) s'est incrusté sur une foule de boîtes aux lettres, sur la plupart de vos chéquiers, dans de nombreuses correspondances. Pire encore : un célèbre magasin de bricolage exhibe fièrement son « Mr » aux yeux de tous ! Plus personne, ou presque, ne réagit. Même des professeurs des écoles, des enseignants du secondaire utilisent innocemment cette malencontreuse abréviation de « Monsieur ». Une abréviation qui, rappelons-le, s’écrit « M. » en bon français.
« Il y a plus grave dans la vie, me ferez-vous gentiment remarquer. Pas besoin de vous mettre dans un état pareil. » Oui, c’est vrai, il y a plus grave : écrire « Melle » au lieu de « Mlle », par exemple !!!
Plus sérieusement, ce sont là de petites fautes qu’il convient d’éviter sur vos CV, dans vos lettres de motivation, sur vos chèques, sur les enveloppes destinées à vos clients…
Et puis, ce n’est tout de même pas si compliqué :
  • Monsieur s’écrit M. ; Messieurs, MM. ;
  • Madame s’écrit Mme ; Mesdames, Mmes ;
  • Mademoiselle, Mlle ; Mesdemoiselles, Mlles ;
  • Maître, Me ; Maîtres, Mes ;
  • Docteur, D;
  • Monseigneur, Mgr.
 

Autres fautes fréquentes sur les chèques : euro prend bien un s au pluriel (dix-huit euros). Euh ! Je pense aussi qu’il ne serait pas inutile de revoir de temps en temps, en entreprise, quand vingt et cent prennent un s… Cela s’oublie si vite, ces choses-là. Ne manquez pas de lire à ce sujet : Un jour « cent ».


Se perfectionner en orthographe ? Un monde sans fautes vous attend (Rennes, Brest, Saint-Brieuc…).

mardi 16 juin 2015

Dans les siècles des siècles

Il est des pièges à éviter, et quelques conseils à suivre, pour bien écrire « siècle » en toutes circonstances. De l’orthographe à la typographie… Suivez le guide ! 

Diriez-vous : « le dix-septième et le dix-huitième cheval », ou « le dix-septième et le dix-huitième chevaux » ? Vous préférez nettement la première solution ? Vous avez raison ! Voilà pourquoi vous écrirez de la même manière : « le dix-septième et le dix-huitième siècle », en évitant soigneusement d’écrire « siècle » au pluriel.
Avec « les » placé devant, en revanche, vous ajouterez comme il se doit un « s » à ce mot (les dix-septième et dix-huitième siècles/chevaux).
Bref, si l’accord de vos siècles vous laisse parfois dubitatifs, un recours à quelques canassons vous aidera toujours à trouver la bonne orthographe.
 

Petites majuscules, supérieures et tutti quanti

À présent, examinons l’écriture des siècles en abrégé. Tout d’abord, c’est en chiffres romains qu’il est fortement recommandé de les écrire (les Ier et IIe siècles). Jusque-là, ça va. Notons que si l’on veut abréger « avant » ou « après Jésus-Christ », on écrira « av. J.-C. » et « apr. J.-C. ». Il est également recommandé de placer les abréviations de ces nombres ordinaux en « exposant » (on nommera ces lettres : « les supérieures »). Ces supérieures s’écriront toujours en minuscules (ou bas de casse) : Ier siècle et non IER siècle. Rappelons que « premier » s’écrit Ier (« er »), et que le « -ième » de deuxième, troisième, dix-huitième, etc., s’abrège tout simplement avec un « e » (XVe siècle ; XVIIe siècle).
Signalons enfin, pour ceux qui voudraient aller plus loin, que les chiffres romains utilisés pour désigner les siècles s’écrivent normalement en petites majuscules (XVe et non XVe). Cela implique non seulement d’effectuer quelques recherches sur votre traitement de texte, mais aussi d’ajuster la hauteur de vos supérieures pour donner le plus bel effet à votre écriture (ce qui nous est d'ailleurs techniquement impossible à réaliser sur ce blog).
Et s’il vous reste quelques questions à ce sujet… N’hésitez pas à nous les poser !

Formation sur les participes passés (Brest, Rennes...) : consultez nos formules !

mardi 9 juin 2015

C'est hélas assez cocasse…

C'est hélas assez cocasse ce qui est arrivé la semaine dernière. Des internautes ont posté sur le site Bescherelletamère un document émanant du rectorat de Besançon. Il s'agit d'une convocation au bac de français 2015 dans laquelle s'est « glissée »… une ÉNOOORME faute : « Aucun résultat ne sera communiquer par téléphone. Aucun numéro d'inscription ne sera communiquer au candidat. » (Même mon correcteur Word a trouvé la faute !)
Dans le même temps, une autre convocation, destinée cette fois aux candidats du brevet des collèges des académies de Créteil, de Paris et de Versailles, contenait elle aussi une « jolie petite » bourde : « L'utilisation des téléphones portables, Smartphones ou tout autre appareil électronique est strictement interdites. » (Le correcteur Word, là, reste muet ; enfin, il ne faut pas trop lui en demander non plus.)
Et ce n'est pas un gag ! Peut-être est-il bon de rappeler que les élèves de 3e seront invités, le 25 juin, à plancher sur une dictée ; une dictée qui est généralement d'un bon niveau et à laquelle quatre années de collège les auront souvent… très mal préparés.

Soignez  votre orthographe ? Pensez Un monde sans fautes !