jeudi 10 décembre 2015

Et une « bougie », une !

blog orthographe grammaire
 

Première ou seconde : soyez classe !

(Les abréviations des adjectifs numéraux ordinaux)


Voici encore un point de notre langue  très rarement étudié au collège et au lycée – inconnu du plus grand nombre. Alors : 1ère, 2ième, … Qui dit mieux ?
2ème ou 2e, 1ère ou 1re, abréviation des adjectifs numéraux ordinaux

Oui, cela vaut aussi pour « premier » et « deuxième » ! Restons classe… Utilisons les bonnes abréviations !

Vous ne savez plus comment s’orthographie une expression, comment s’abrège un mot, et vous vous dites : « Je vais aller voir comment on écrit ça sur Google. » Non, non, non, ne me dites pas que cela ne vous arrive jamais ! Avoir de bons ouvrages à portée de main vous serait plus utile, mais bon, cela marche… parfois.
Le risque, c’est de vous laisser piéger par une erreur qui s’est généralisée. Tenez ! l’abréviation des adjectifs numéraux ordinaux (désolé, je n’arrive toujours pas à me débarrasser de certains « gros mots ») : premier, second, troisième, les quarantièmes rugissants, etc. Sur le Net, vous êtes à peu près sûr de trouver plus de mauvaises solutions que de bonnes. Au hit-parade de l’abréviation de deuxième, par exemple, vous trouverez 2ème. Perdu ! C’est 2e

Bon, allez ! Mais c’est bien parce que c’est vous. Voici ce qu’il faut écrire (et je vous certifie que l’Académie française, le Larousse, le Robert, Bernard Pivot et Marcel Duchemin (?!?)… me donnent leur bénédiction sur ce point) :
premier s’abrège 1er et les premiers, 1ers ;
première s’écrit 1re et les premières, 1res ;
deuxième, troisième, vingtième s’écrivent 2e, 3e, 20e et les deuxièmes, les troisièmes, 2es, 3es ;
second, enfin, s’abrège 2dseconde, 2de, les seconds, 2ds, les secondes, 2des.
Voilà ! Vous savez tout !

Petit conseil : si vous ne l'avez pas déjà fait, lisez aussi Ah, mon bon monsieur !

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mardi 1 décembre 2015

Manger ou dormir, il faut choisir

« Assurer le gîte et le couvert. » Êtes-vous certain que cette expression est bien correcte ?
le gîte et le couvert pléonasme
« Ben ça alors ! Z'êtes sûr ? »
Voici quelques mois, nous vous avions parlé d’une expression qui avait été détournée de son sens originel : « opérer des coupes sombres » (Coupes sombres et forces obscures). Il en est de même pour celle-ci. Lorsque l’on vous dit que le gîte et le couvert vous seront assurés, vous imaginez aisément que l’on s’apprête à mettre à votre disposition un toit, une assiette, un couteau, une fourchette… Enfin, avouez, une assiette sans rien dedans ne vous serait guère utile !
Or ce qu’il faut savoir, c’est qu’à l’origine l’expression utilisée était « le vivre et le couvert ». Le vivre se rapportait à la nourriture ; le couvert, au toit dont vous pouviez disposer ! Eh oui, « gîte » et « couvert » ont le même sens. Assurer le « gîte et le couvert » est bien un pléonasme !

À Brest, progresser en orthographe ? Un monde sans fautes.