mardi 26 avril 2016

Ces mots qui ne s’inventent pas (1)

Ce sont des mots que l’on rencontre assez fréquemment... On ne se doute pas toujours qu’ils s’écrivent bien ainsi !



Fuchsia, fushia, fuchia
Ah ! Fichu fuchsia !

Des robes couleur

FUCHSIA

On sait l’écrire… ou pas : fuchsia. Le nom de cet arbrisseau d’origine chilienne nous vient du patronyme d’un botaniste bavarois du XVIe siècle : M. Fuchs.
N’oublions pas que l’on écrira « des robes fuchsia » (sans s), de même que l’on écrit « des lunettes orange », « des chemises marron » ou « des yeux noisette ». Si vous ne vous souvenez plus de cette règle – celle des noms communs utilisés comme adjectifs de couleur –, peut-être devriez-vous aller jeter un coup d’œil à un autre article de ce blog : Un jeune homme aux cheveux filasse.
Et pour en revenir à fuchsia, le Dictionnaire des difficultés de la langue française (éditions Larousse) nous précise que l’on doit prononcer fuk-sia ! Allez vous faire comprendre avec ça !


Il a écrit de beaux Mémoires

D’accord, le mot mémoire est tout ce qu’il y a de plus banal. On ne rencontre aucune difficulté à l’orthographier, ni d’ailleurs à en connaître le genre (féminin) : « Il a de la mémoire. »
Mais les Mémoires – ceux que nombre d’hommes et de femmes (célèbres ou non) nous ont laissés – s’écrivent quant à eux avec une majuscule initiale.
Toujours au pluriel, ils sont aussi du genre masculin ! « Les Mémoires très romancés de tel ou tel écrivain… »


Une maison de PLAIN-PIED

Voici presque deux ans, lors d’une journée de formation que je délivrais à de futurs agents immobiliers, plusieurs de mes stagiaires ont été très surpris de découvrir que, pour décrire une maison entièrement construite au niveau de sol, il fallait écrire « une maison de plain-pied » (et non « de plein-pied »).
Plain vient en effet du mot latin planus, qui veut dire plat, d’où les mots plaine et plain-pied.

Vous en redemandez ? Ces mots qui ne s'inventent pas (2)

                                              Ces mots qui ne s'inventent pas (3)

                                              Ces mots qui ne s'inventent pas (4)

                                                 Ces mots qui ne s'inventent pas (5)
 
Un monde sans fautes délivre des formations en orthographe à Brest, Rennes, Caen, Bordeaux, Paris...

mardi 19 avril 2016

Pampa, maracas… et habitants des capitales sud-américaines

Aujourd’hui, nos gentilés (noms des habitants de…) nous invitent à une grande tournée des capitales sud-américaines. Olé !
Les habitants de Rio, les habitants de Buenos Aires, les habitants de Caracas…
D’accord ! Rio n’est plus une capitale, mais on ne pouvait tout de même pas passer à côté des Cariocas !

Comment s’appellent les habitants de Santiago du Chili, de La Paz ou de Buenos Aires ?
Commençons par les célèbres Cariocas de Rio de Janeiro ! Le terme est à présent bien ancré dans notre langue, mais une encyclopédie Larousse des années cinquante lui préférait encore celui de « Carioques ». À l’époque où était publié ce dictionnaire, Rio était toujours la capitale du Brésil. Brasilia, habitée par les Brasiliens, s’est depuis substituée à elle (en 1960).
Plus au sud, les habitants de Buenos Aires s’appellent les Portègnes (Porteños en espagnol, les « habitants du port »), à moins que vous ne préfériez les nommer les Buenos-Airiens.
Mais il y a un peu plus « exotique » !
 

Caraquègnes et Paramaribiens


Le nom des habitants des capitales sud-américaines
Ouf ! Une carte pour nous y retrouver !
Les habitants de Santiago du Chili ? Les Santiagais. Et voici les Montévidéens de Montevideo (Uruguay), les Assomptionnais d’Asunción (Paraguay), les Pacéniens de La Paz (cap. gouvernementale de Bolivie) et les Sucréniens de Sucre (cap. constitutionnelle de Bolivie), les Liméniens de Lima (Pérou), les Quiténiens de Quito (Équateur), les Bogotanais de Bogota (Colombie), les Caracassiens – ou Caraquègnes – de Caracas (Venezuela)…
Voyons, qui nous reste-t-il encore ? Ah oui ! Les Georgetoniens de Georgetown (Guyana), les Paramaribiens de Paramaribo (Surinam(e)) et les Cayennais de Cayenne (capitale de la Guyane française).
Je vous emmène en Amérique centrale ? Non ? Bon ! Ce sera pour une prochaine fois.


Les Réginaburgiens sont les habitants de Bourg-la-Reine, les Toutouvillais ceux de Villechien… Nous vous conseillons de lire : Habiter sous un coin de ciel bleu de France.


Vous habitez à Paris, à Caen, à Bordeaux, à Rennes ou à Brest… Nos formations en orthographe (remise à niveau, perfectionnement) sont adaptées à tous les niveaux !

lundi 18 avril 2016

« Gable », sans « u », comme Clark Gable

Une constante orthographique qui occasionne beaucoup de fautes (ainsi  que son exception) et deux astuces mnémotechniques : les mots se terminant par gable

navigable, distingable, constante orthographique mots finissant pas gable
Le très distingué Clark Gable nous aide à retenir
une constante orthographique.
Bon ! « C’est mort ! penserez-vous sûrement. Tout est dit dans le titre. Pas plus de suspense dans cet article que de meurtrier surprise dans un épisode de Columbo. » Est-ce à dire que vous connaissez déjà l’exception à cette règle ?
Tous les mots finissant par gable s’écrivent bien sans u (fatigable, irrigable, navigable, largable, relégable, homologable, conjugable, irréfragable, etc.), sauf…
Je vais vous le dire, mais avant, je voulais juste vous faire remarquer qu’en matière de moyens mnémotechniques, chacun peut adopter l’astuce qui lui plaît. Les amateurs d’Autant en emporte le vent et de Clark Gable pourront utiliser le nom de leur acteur fétiche pour retenir cette constante orthographique. D’autres chercheront et trouveront un exemple plus éclairant à leurs yeux.

L’important, c’est l’association d’idées, qui doit être forte, la plus adaptée à votre mémoire.
Et l'astuce suivante est, je trouve, très bonne…

« Et alors ! cette exception ! »

OK, voici venu le temps de la cracher, ma Valda. Tous les mots finissant par gable s’écrivent donc sans u, sauf (parce qu’il en fallait bien un pour se distinguer) : distinguable.
 

Redécouvrez d’autres constantes orthographiques : Tous les bleus des cieux ; Tous les bateaux qui vont sur l’eau sauf les senaus.

De Rennes à Brest, des formations en orthographe toujours adaptées à vos besoins !